dimanche 24 novembre 2013

Agroalimentaire : face aux faussaires du goût, l'heure de la révolte ?

Agroalimentaire : face aux faussaires du goût, l'heure de la révolte ?

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<strong>Une nature sous perfusion? </strong> Dans les laboratoires des multinationales de l'industrie agroalimentaire, des apprentis sorciers trafiquent le vivant pour rendre les produits plus résistants, séduisants et rentables.
Une nature sous perfusion? Dans les laboratoires des multinationales de l'industrie agroalimentaire, des apprentis sorciers trafiquent le vivant pour rendre les produits plus résistants, séduisants et rentables. Crédits photo : Adam Gault/Getty Images
ENQUÊTE - Viande, œufs, fruits, légumes, poissons, vins : depuis cinquante ans, par la faute d'une logique productiviste incitant à la tricherie, le goût des aliments a considérablement changé. Au point d'inquiéter les Français, qui aspirent à un retour aux produits naturels.
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Source Le Figaro MagazineCertains jours, on pense à Magritte en découvrant son assiette. Malgré les apparences, ceci n'est pas une daurade, ceci n'est pas un fromage, ceci n'est pas une fraise. Ou bien à la fameuse publicité. Ça ressemble à un poulet, c'est doré comme un poulet, mais ce n'est pas un poulet: c'est une malheureuse créature de synthèse qui n'a jamais vu la lumière du jour, n'a jamais gambadé dans une basse-cour et n'a jamais picoré.
Nous sommes quelques-uns à l'avoir observé: les sociétés occidentales sont entrées dans une ère de simulacre où l'image des choses, parfois même leur simple souvenir, se sont substitués aux choses elles-mêmes. Les fêtes de fin d'année approchant, on va trouver, partout en France, du saumon fumé au goût de résidu de marée assaisonné de gros sel, du foie gras au goût de terrine de foie de volaille, des dindes au vilain goût de carton, du fromage au goût de rien du tout, du chocolat au goût métallique et du champagne au goût d'eau de piscine. Les choses vont ainsi à l'âge de l'ersatz ; comme disait l'autre, le faux forme le goût, et soutient le faux, en faisant sciemment disparaître la possibilité de référence à l'authentique. Pour comprendre ce phénomène, que les gastronomes Jean-François Revel et Jean-Paul Aron avaient observé dès les années 1960, il convient d'interroger les conditions de production.
Pour certains géants de l'agroalimentaire devenus des faussaires du goût en industrialisant les process pour faire face à la baisse tendancielle du taux de profit, il ne s'agit plus de nourrir le plus grand nombre au meilleur prix, comme c'était le cas dans la France d'après-guerre - les produits de consommation courante vendus par palettes dans la grande distribution restant d'ailleurs plutôt chers. Leur ambition est de donner l'illusion du luxe à des consommateurs sans cesse plus nombreux tout en s'assurant des marges toujours plus confortables. Or, le prix du luxe, ce n'est jamais celui d'une marchandise fétichisée, d'une grande marque agroalimentaire et de tout le marketing qui va avec. C'est la valeur accordée à «ce que sait la main», pour reprendre la splendide expression du sociologue américain Richard Sennett dans son livre consacré à La Culture de l'artisanat. Il suffit de s'acheter un poulet de ferme à la campagne pour le vérifier. Pour avoir oublié cette éthique du savoir-faire, nous observons une contradiction criante entre la revendication du «terroir», de la «nature», de l'«authenticité» ou de la «tradition», qui nourrit le tout-venant du discours publicitaire dans les sociétés spectaculaires marchandes, et la réalité de l'assiette.
Et le goût du bon dans tout ça? Car si on oublie le saumon fumé, le foie gras et le champagne en considérant le monde merveilleux du luxe comme un secteur à part - où l'essentiel est de vendre du rêve, c'est-à-dire les mots mieux que les choses -, il est permis de se demander pourquoi le beurre, les œufs, le pain ou le lait de tous les jours n'ont souvent plus aucun goût. Et même les fruits et légumes achetés sur le marché, et même la viande ou le poisson chez un détaillant… En ce lieu encore, il faut observer les conditions de production. Voyez les œufs. Les gourmands avisés, qui aiment savoir ce qu'ils achètent lorsqu'ils font leurs emplettes, ont appris à lire la suite de chiffres imprimés sur la coquille. Ils savent que le chiffre le plus important est celui qui précède les lettres FR: 0 pour les œufs de poules élevées en plein air en respectant les contraintes de l'agriculture biologique ; 1 pour les œufs de poules élevées en plein air ; 2 pour les œufs de poules élevées au sol ou en volière ; 3 pour les œufs de poules enfermées en cage. Classés dans les deux premières catégories, qui représentent moins du cinquième de la production française, les œufs peuvent avoir goût d'œuf. Mais pour ce qui est du goût des œufs des deux autres catégories, des doutes subsistent.

A l'âge de l'ersatz, il faut savoir faire son marché

L'exemple des œufs est emblématique. Non seulement parce que 45 millions de poules pondent chaque année 15 milliards d'œufs en France, mais parce qu'il révèle l'intensité du brouillage. Il est en effet impossible, et malheureusement trop simple, d'opposer de manière systématique les produits agricoles vendus par la grande distribution et ceux qu'on propose sur les marchés. On trouve en effet des œufs bio chez Auchan, Carrefour ou Leclerc et des œufs de l'effrayante catégorie 3 - pauvres poules soumises au joug barbare de la technoscience économique: saint François d'Assise, priez pour elles! - vendus sur les étals des marchés dans des paniers, avec de la paille pour faire joli.
Ainsi la nature est-elle devenue un artifice ; et la tradition paysanne, un moment de la révolution de l'agrobusiness. Dans les laboratoires des multinationales de l'industrie agroalimentaire, des apprentis sorciers s'emploient, jour après jour, à trafiquer le vivant pour le rendre plus rentable. En jonglant avec les exhausteurs de goût et les arômes synthétiques, ces Mozart de la chimie moléculaire savent donner à des cassoulets, des choucroutes, des soupes de poisson ou des pizzas surgelées un goût du vrai parfaitement synthétique. Mesdames et messieurs les consommateurs, vous ingurgitez sans le savoir des extraits d'huile de ricin, d'essence de térébenthine, d'eau ammoniacale, de résidus pétroliers et même - nous allons couper l'appétit à tout le monde -, de déchets industriels.
Mais ne forçons pas sur l'épouvante. Dans la réédition d'Un festin en paroles. Histoire littéraire de la sensibilité gastronomique de l'Antiquité à nos jours, publiée en 1995, si Jean-François Revel se dit accablé par la normalisation de la production et la standardisation du goût par une agro-industrie française qu'il juge «soviétique», il lui semble que «la lutte pour le retour aux produits naturels, aux légumes, aux volailles, au pain, aux vins de l'ère préchimique et préindustrielle» est la bonne nouvelle des temps actuels. Ainsi, la morale de l'histoire s'énonce-t-elle spontanément: quand on a le malheur d'être né à l'âge de ­l'ersatz, il faut savoir faire son marché.

Jambon Blanc plein muscle 1.5kg,fumé sytème IMFUM, sous vide .


Jambon Blanc fumé IMFUM

Sac de cuisson rétractable Milord, Cuisson thermoplongeur DocDeli à 68°c pendant 15 Heures









Râble de lapin farcis aux noix de St Jacques, cuit sous vide avec IMFUM

Râble de lapin fumée IMFUM et noix de St Jacques

Sacs rétractable Milord, cuisson en thermoplongeur DocDeli à 62°c pendant 2h00







Les fast food !!!

Les fast food !!!


 
 

Minerai de poulet

Avant
 
 
Après

 

vendredi 22 novembre 2013

Bouche pâteuse, cernes, mauvaise haleine… il faut agir

Bouche pâteuse, cernes, mauvaise haleine… il faut agir

Bouche pâteuse, cernes, mauvaise haleine… La triste réalité est que ces maux ne viennent jamais seuls.

Les personnes qui en sont affligées souffrent aussi, en général, de fermentation intestinale, avec gaz et gonflements du ventre après les repas, d'un teint jaunâtre, de nausées, de maux de tête, de bouffées de chaleur et d'insomnie, avec réveil entre 1 heure et 3 heures du matin.

Et ce n'est pas bon : selon l'approche naturopathique, qui vise à rétablir la santé en rééquilibrant le mode de vie, ces signes indiquent un manque de bile, ce qui peut avoir de graves implications à long terme.

Les naturopathes proposent des solutions naturelles pour stimuler la production de bile. Les voici. Mais permettez-moi d'abord d'expliquer précisément ce qu'est la bile.

Bile : un liquide intelligent et « éco-responsable »

La bile est un des produits les plus intelligents élaborés par votre corps.

Elle est fabriquée par le foie à partir des déchets récupérés dans votre sang. Le sang est en effet chargé de bactéries, toxines alimentaires, alcool, microbes, cellules mortes, ammoniaque, restes de médicaments, de pesticides, et d'hormones usées. Le foie récupère tout cela, jusqu'à 100 % des impuretés lorsqu'il fonctionne bien, et les décompose grâce à des enzymes.

Il évacue ensuite les déchets en les envoyant dans le tube digestif dans un liquide appelé la bile. Mais cette bile, loin d'être inutile, joue un rôle crucial dans la digestion : c'est elle qui casse les graisses en tout petit morceaux et qui permet qu'elles soient absorbées par l'intestin.

Si vous vous trouviez à la sortie de votre estomac, à l'endroit où votre nourriture chargée de graisse entre dans l'intestin, vous verriez arriver un jet de bile qui transforme cette graisse en mousse (émulsion), à la manière du liquide vaisselle.

La nourriture indigeste, pâteuse et grasse devient légère : elle peut voyager facilement le long de l'intestin et tous les bons nutriments seront assimilés dans le sang.

Enfin, le foie utilisant aussi le cholestérol pour fabriquer des acides biliaires, une bonne production de bile entraînera une baisse du taux de cholestérol sanguin.

C'est ce qui se passe quand le foie fonctionne bien, et que la production de bile est donc abondante.

Quand le foie fonctionne mal

Malheureusement, si le foie fonctionne mal et qu'il ne produit pas assez de bile, cela provoque les ennuis suivants :

  1. les toxines de votre sang ne sont pas correctement évacuées. Elles stagnent dans l'organisme et dans le foie, provoquant potentiellement une liste interminable de maladies, dont les cancers (mais aussi des allergies, de l'asthme, des maladies auto-immunes, de la dépression, des maladies cardiaques, de l'obésité, de la fatigue chronique, etc.) ;
  2. votre taux de cholestérol monte (1) ;
  3. votre digestion est perturbée, provoquant maux de ventre, nausées, migraines après les repas, bouche pâteuse, mauvaise haleine, teint et œil jaunâtre, poches sous les yeux et insomnies ;
  4. la bile stagne dans une poche située entre le foie et l'intestin, appelée « vésicule biliaire ». Elle s’épaissit et les déchets commencent à s’agglomérer pour former de petits calculs (cailloux) qui augmentent peu à peu de volume. Avec le temps, la vésicule devient paresseuse et l’écoulement de la bile vers l'intestin ralentit encore. Des calculs quittent la vésicule et se coincent dans les canaux, créant des crises très douloureuses. La seule « solution » sera alors l’ablation de la vésicule biliaire.
Il y a donc un quadruple intérêt à vous préoccuper tout de suite du fonctionnement de votre foie, si vous souffrez des symptômes ci-dessus : vous préviendrez une foule de maladies ; votre digestion se rétablira et vous serez débarrassé de tous les problèmes provoqués par la mauvaise digestion des graisses ; et enfin, vous éviterez les crises de calculs biliaires et une pénible opération chirurgicale.

Stimuler le fonctionnement du foie et la production de bile

La première plante à consommer est l'artichaut.

L'artichaut a la propriété démontrée de faire augmenter la production de bile, à tel point qu'il est contre-indiqué en cas d'obstruction des voies biliaires parce que la stimulation de la production de bile pourrait provoquer de graves problèmes (2).

Connu depuis l'Antiquité pour son effet sur la digestion, l'artichaut entre dans la composition de nombreuses préparations traditionnelles destinées à stimuler la production de bile dans la médecine européenne. Vers le milieu du XXe siècle, des Italiens ont isolé de l'artichaut un composé qu'ils nommèrent cynarine, qui fut utilisé pour stimuler le foie et la vésicule biliaire, de même que pour faire baisser les taux de cholestérol jusque dans les années 1980, où la cynarine fut remplacée par des médicaments de synthèse.

Sous quelle forme prendre l'artichaut ?

Traditionnellement, les produits d'herboristerie à base d'artichaut se présentaient sous la forme de feuilles fraîches ou séchées, de jus de la plante entière ou de divers extraits liquides ou solides.

De nos jours, on trouve dans le commerce des extraits normalisés à 5 % de cynarine et des extraits secs de feuilles en comprimés ou en capsules.

Selon un essai mené auprès de 454 sujets (3)et une étude à double insu avec placebo portant sur 244 patients (4), l'extrait d’artichaut (640 mg par jour, en 2 doses) soulage les malaises digestifs reliés à un mauvais fonctionnement de la vésicule biliaire et du foie.

Plusieurs autres études de grande ampleur ont montré que l'artichaut réduit les problèmes digestifs sans provoquer d'effets indésirables (5).

Mangez des légumes amers

Les substances amères, comme celles qu'on retrouve dans l'artichaut, la chicorée, les endives, les épinards, le pissenlit, l'arragula et le chardon-Marie sont utilisées en herboristerie pour traiter les troubles de la bile.

On attribue généralement cet effet aux flavonoïdes que renferment ces plantes.

Le problème est que les variétés sélectionnées dans le commerce sont de plus en plus dénaturées, les gens n'appréciant, ou ne supportant plus l'amertume comme autrefois.

Vous aurez plus de chance cependant de trouver des espèces traditionnelles, non sélectionnées – et donc plus amères – de ces légumes si vous les achetez en boutique bio.

L'extrait de racine de gingembre stimule la production de bile

La racine de gingembre est traditionnellement utilisée pour favoriser la digestion. On la retrouve dans des douzaines de prescriptions traditionnelles chinoises pour compenser les effets d'ingrédients potentiellement toxiques.

La racine de gingembre contient des monoterpènes, des sesquiterpènes et des gingérols qui sont très antioxydants, et aident donc le foie à faire son travail de décomposition des toxines.

Des expériences ont montré que le gingembre augmente le niveau d'enzyme cholestérol-7-hydroxylase, qui stimule la conversion du cholestérol en acides biliaires : il diminue donc le niveau de cholestérol dans le sang, et augmente la production de bile.

Je rappelle que le gingembre peut virtuellement être ajouté à tous les plats et boissons imaginables. Il ne coûte pas cher, se conserve plusieurs semaines au frigo, et vous pouvez, à l'aide d'un presse-ail, en mettre un peu partout. Son goût est très agréable, frais, et ses vertus ne s'arrêtent pas à la production de bile (plus à ce sujet dans une future édition de Santé Nature Innovation).

Faites-vous un peu plus de bile

Voilà, ces conseils devraient vous aider à vous faire plus de bile, si vous en avez besoin. Votre santé et votre bien-être y gagneront sur tous les tableaux.

St jacques fumée par IMFUM


Salade de Saint Jacques, vinaigrette tiède à l'huile de homard




IMFUM




1.Système de Fumaison par imprégnation sous vide, sans arômes, ni additifs, toile Bio dégradable.
2.Système de cuisson et Fumaison par imprégnation sous vide, sans arômes, ni additifs, toile Bio dégradable.
3. Système de cuisson et salaison par échange de saveurs sous vide et absorptions des surplus de sel.
4.Système éponge pour cuisson sous vide afin d'éviter les poches pleine de sang.
5.Système de maturation pour les petites salaisons, par séchage sous vide  pour les jambons de canard et foie gras au sel, etc....
6.Système de protection pour la conservation et la cuisson sous vide, coquillage, os, etc...
 7. Elle peut servir pour la maturation de certains fromages, de filtres pour les égouttages.

Cuisson des bulots sous vide

Cuisson des bulots sous vide

 
1 oignons ciselé
1 gousse d'ail écrasée
2 feuilles de laurier
2 branches de thym
4 gr de poivre gris
8 gr de sel gris
1/4 l de vinaigre blanc
1/4 l d'eau
1.200kg de bulots
Poches de cuisson 121° Milord, thermoplongeur 92°c, 2h
Bulots tendres, pas secs et très parfumés, facile à conserver et/ou vendre à la poche en poissonnerie par exemple !

Essaie Ducasse Education

Nous avons fait des essaies chez Ducasses Education avec des Bulots cuits 2h30 à 68°c,
résultats satisfaisants mais la chair est très molle, c'est assez bizarre comme texture pour manger comme ça, par contre pour une recette de coquillages chauds c'est intéressant de ne pas avoir entièrement le caoutchouteux du bulots, vous pouvez en faire une petite farce car il s'écrase bien à cette température de cuisson.
 




 

lundi 11 novembre 2013

Marc Herman - La soupe à l'alcool (avec Berlu)

http://www.youtube.com/v/ldbzWe7GcFw?version=3&autohide=1&autoplay=1&attribution_tag=Zbq515D7osSzT9ZpaiBBDA&showinfo=1&autohide=1&feature=share

samedi 2 novembre 2013

Les plantes à lessive L'herbe à savon .

Les plantes à lessive L'herbe à savon 

 
Dans les périodes de disette, quand le savon vient à manquer, les femmes se rendent au bord des ruisseaux ou au pied de quelques talus secs pour y cueillir « l'herbe à savon », cette plante, si souvent utilisée qu'elle est aussi cultivée dans de nombreux jardins. 

La Saponaire officinale est une plante commune, vivace. Elle fleurit de juin à septembre. Toutes les parties de la plante, même la racine, moussent légèrement, froissées dans l'eau. Cette mousse a un pouvoir détergent connu. Au Moyen Âge elle est utilisée pour dégraisser la laine des moutons. La plante s'appelle, alors, « herbe à foulon ». A la même époque elle est utilisée dans les léproseries pour nettoyer les plaies des lépreux, remplacée plus tard par des bains de soufre. La Saponaire officinale s'installe aujourd'hui comme plante ornementale dans les jardins. La variété à fleurs doubles est réputée pour sa floraison tardive.

 
 
 
 

Le rinçage

L'iris et  L'aunée


Du temps de la « buée », le linge est déposé dans une cuve, sur le dessus une étamine contenant de la cendre de bois de pommier et quelques feuilles de Laurier  sauce , aspergé d'eau bouillante la vapeur remontante imprégnait les vêtements. 
Plus tard, on utilise, dans une lessiveuse, des morceaux de racine d'iris des marais ou de l'iris des jardins pour redonner sa fraîcheur au linge. Dans quel­ques localités en Normandie, on arrache la racine de l'Aunée à grandes feuilles, plante sauvage spontanée, elle colonise les talus, les fossés du Pays d'Auge et du littoral ouest du Cotentin. Elle est aussi parfois cultivée dans les jardins. Sa racine dégage une agréable odeur de violette. Les racines d'iris ou d'Aunée peuvent être séchées et conservées.
 
L'helenium vulgare, ou aunée, a la racine acre, amère, un peu gluante, aromatique: elle rougit très bleu, sent l'iris quand elle est sèche; elle donne dans l'analyse des liqueurs acides, beaucoup d'huile, tant soit peu urineuse, point de sel volatil concret; on en tire des feuilles, d'où il s'ensuit qu'elle agit par un sel volatil huileux dont le sel ammoniac n'est pas tout à  fait décomposé, mais est fort chargé de soufre. La racine est stomacale, pectorale, diurétique. On l'emploie en tisane, dans les bouillons  pour l'asthme, pour la toux, la colique de Poitou, l'hydropisie et la cachexie; on confit au sucre les racines; on les fait bouillir dans le moût ou la bière nouvelle. Le vin d'aunée fortifie l'estomac, guérit la jaunisse, fait passer les urines. L'extrait de cette racine a les mêmes vertus: appliquée extérieurement elle est résolutive  bonne pour les maladies de la peau: on en fait l'onguent enulatum.
 

 
 
 
 


Feuilles de lierre pour le noir

 


Le noir est porté très tôt dans les familles : au début du XXe siècle la mariée est parfois en noir. Dès le premier deuil dans la famille, les vêtements sont teints par la ménagère, ou confiés à la teinturerie. Mais le noir passe, exposé à la lumière. Pour lui redonner sa brillance, les fem­mes mettent à tremper les vêtements de deuil avec des feuilles de Lierre.
 
 
 

  

Muguet des armoires
  


Quand la lessive a séché, étendue sur des corde  dans la cour de la maison ou souvent dans le verger entre deux arbres au dessus de belles herbes, ce qui évitait dans le cas de vent , lors du décrochage de salir le linge , il est alors soigneusement plié puis rangé dans les armoires. Pour lui conserver toute sa fraîcheur, des petits bouquets de  Muguet des ar­moires sont glissés entre les piles de linge. Le Muguet des armoires est une petite plante des sous-bois : l'Aspérule odorante. Elle fleurit au mois de mai. C'est une petite fleur blan­che discrète, sans odeur. C'est seulement lorsqu'on la coupe qu'elle dégage un agréable parfum. Sèche, elle continue de parfumer les armoires.
Dans la plupart des jardins pousse aussi un pied de Lavande. Les fleurs cueillies à la fin de l'été, emballées dans de petits sachets de papier de soie, sont glissées entre les piles de draps de lin ou de coton.

 

 
 
 

 

 

 

Les 8 règles alimentaires les plus importantes !!!

Les 8 règles alimentaires les plus importantes

Observez autour de vous : chaque fois qu'on vous parle d'un régime, il y a toujours à la clé :
  • soit un livre à acheter (ou un CD ou un DVD) ;
  • soit des sessions (payantes) à suivre ;
  • soit des aliments d'une certaine marque (à acheter) ;
  • soit un appareil pour faire des exercices (à acheter) ;
  • et si vraiment on ne cherche pas à vous vendre directement quelque chose… c'est que vous écoutez la radio, la télévision, ou alors vous lisez un magazine ou un site Internet, et il y a partout, autour, avant et après, de la publicité… pour vous faire acheter !
Ainsi va le monde mais, pour une fois, vous allez pouvoir lire un avis totalement désintéressé sur les régimes.

La plupart des régimes sont basés sur le marketing, mais il y en a un qui est basé sur la science, et il s'agit du régime paléolithique. Il consiste à manger autant que possible ce que mangeaient nos ancêtres avant l'invention de l'agriculture. L'agriculture, et donc la consommation de céréales, n'ont commencé pour la plupart des hommes qu'il y a 5 000 ans, ce qui est extrêmement court à l'échelle de la vie de l'humanité. Ce n'est absolument pas assez pour avoir permis à nos organismes de s'adapter, par rapport aux millions d'années où nos ancêtres chasseurs-cueilleurs se nourrissaient de gibier, poissons, fruits, légumes, œufs, crustacés, noix de toutes sortes, graines, racines, et certaines feuilles, fleurs, bourgeons.

Ils n'avaient aucun moyen de récolter ni de produire de grandes quantités de farine et donc manger beaucoup de pain, pâtes, biscuits et viennoiseries n'était tout simplement pas possible. Le gibier quant à lui n'était pas élevé en batterie, et n'était pas nourri au maïs. Les poules elles-mêmes ne picoraient pas du grain ni du tourteau de soja, comme aujourd'hui, mais grattaient la terre à la recherche de vers, de graines et de végétaux.

Sur la base du mode alimentaire de nos ancêtres, donc, voici huit règles pour bien vous nourrir et être en bonne santé. A noter que, accessoirement, suivre ces règles vous fera rejoindre votre poids idéal, donc grossir si vous êtes trop maigre, et maigrir si vous êtes trop gros.

Règle n°1 : connaître la différence entre bons et mauvais glucides

Ce point est absolument capital, d'autant plus que nous avons été matraqués pendant les années 80 et 90 par la distinction sucres lents/sucres rapides, dont on sait aujourd'hui qu'elle ne correspondait à rien.

Nous avons par exemple appris que la baguette, la pomme de terre et les pâtes sont des « sucres lents ».

En réalité, ces trois aliments figurent parmi ceux qui se transforment le plus rapidement en glucose dans notre intestin. Ils font monter votre taux de sucre sanguin pratiquement aussi vite que le sirop de glucose pur, même s'ils sont faits à partir de céréales complètes. Leur consommation augmente le taux d'insuline et le stockage de mauvaises graisses, notamment les graisses abdominales et viscérales, catastrophiques pour la santé. Elles augmentent la résistance à l'insuline et peuvent conduire au diabète, au syndrome métabolique (obésité, diabète et problèmes cardiovasculaires).

La plupart des céréales contiennent de plus du gluten, qui peut provoquer une inflammation chronique et endommager le système intestinal, conduisant à une malabsorption des nutriments essentiels (vitamines, minéraux, acides gras essentiels), et donc potentiellement une dénutrition. La dénutrition entraîne à son tour un risque élevé de maladies chroniques.

Allons droit au but : votre corps et votre cerveau ont besoin de glucides, ils ont même besoin de beaucoup de glucides. Mais la meilleure source de glucides sont les légumes, légumes feuilles en particulier, toutes les sortes de chou, les légumes-racines et les tubercules comme l'igname et les patates douces. Mangez des légumes à chaque repas. Si vous ne savez pas comment les préparer, vous pouvez toujours les placer dans un cuiseur vapeur, saupoudrés d'herbes, d'épices, de sel et de poivre, et d'un filet d'huile d'olive.

Les autres très bonnes sources de glucides sont les fruits, en particulier les petits fruits rouges et noirs. Préférez toujours les fruits entiers aux jus de fruit.

En revanche, les céréales, les glucides transformés industriellement (biscuits, sirops, gâteaux, bonbons, barres de céréales, barres chocolatées, céréales du petit-déjeuner) et bien sûr le sucre (blanc ou brun) doivent être consommés aussi rarement que possible.

Règle n°2 : des protéines et des fibres à chaque repas

Les protéines de sources de bonne qualité, comme les viandes de bovins nourris à l'herbe, les œufs bio, le poisson et les crustacés sont à privilégier. Évitez le poisson d'élevage et la viande de bêtes engraissées aux céréales.

Pour les fibres, mangez des légumes frais, bios, tantôt crus et tantôt cuits car certains composés antioxydants sont mieux absorbés après la cuisson et certains composés anticancer sont détruits à la chaleur. Accompagnez toujours vos légumes de matières grasses, par exemple un filet d’huile d’olive ou de colza, qui permettent d’absorber encore plus de polyphénols et d’antioxydants.

Règle n°3 : méfiez-vous des sucres cachés

La plupart des condiments et sauces toutes faites contiennent du sucre ou du sirop de glucose. Par exemple le ketchup, les vinaigrettes « allégées », les sauces cocktails et marinades, et bien entendu les glaces et sodas.

Lisez les étiquettes de vos produits. Les industriels ont tendance à ajouter du sirop de glucose partout parce que c'est extrêmement bon marché, les produits se conservent bien, se transportent bien. Mais pour vous, par contre, c'est un produit à fuir absolument.

Les édulcorants artificiels sur le marché posent d'autres problèmes. Ce sont des produits chimiques qui n'ont en général rien de bon à faire dans nos organismes et mieux vaut donc les éviter aussi. La bonne nouvelle est que le sucre est addictif. Plus vous en mangez, plus vous en avez besoin, mais l'inverse est vrai également. A force de manger moins sucré, vous supporterez de moins en moins bien le sucre, et c'est naturellement, sans faire d'effort, que vous chercherez à l'éviter.

En revanche, aucun problème pour mettre une goutte de stévia dans votre café le matin, ou quand vous avez besoin d'une touche sucrée dans un plat.

Règle n°4 : évitez les conserves et les bouteilles en plastique

Elles contiennent du bisphénol A ou des composés proches, qui ont des effets cancérigènes, et qui perturbent le système hormonal.

Choisissez des produits frais ou surgelés.

Règle n°5 : mangez des œufs

Mangez des œufs, et oubliez tout le mal qu'on a raconté sur les jaunes d'œufs. Oui, ils sont riches en cholestérol mais votre cholestérol sanguin est fabriqué par votre foie, à partir du glucose, et n'est pratiquement pas influencé par votre consommation de nourriture riche en cholestérol.

En revanche, les jaunes d'œufs contiennent des antioxydants, des micronutriments, des vitamines liposolubles, et favorisent la production d'hormones qui brûleront vos graisses en excès.

Au petit-déjeuner, rien de meilleur que des petits légumes rapidement passés à la poêle avec un peu d'huile de coco, puis deux œufs que vous ferez brouiller, ou alors en omelette.

Règle n°6 : des herbes et des épices partout

Les herbes aromatiques et les épices sont bourrées d'antioxydants, bien plus encore que beaucoup de légumes et de fruits. De plus, elles donnent un bon goût à ce que vous mangez, ce qui réduit votre recherche de satisfaction gustative dans les biscuits apéritifs, desserts et bonbons.

Le gingembre, le curcuma, le paprika, la cannelle, la cardamome, le cumin s'accommodent avec un nombre incroyable de plats. Essayez-les partout, y compris dans vos soupes, salades, viandes en sauce, plats de légumes.

Règle n°7 : évitez les huiles de maïs, de tournesol, de soja, de carthame, de germe de blé et de pépin de raisin

Riches en oméga-6 inflammatoires, ces huiles sont de pauvre qualité nutritionnelle.

Préférez l'huile d'olive, l'huile de colza, l'huile de noix, et explorez toutes les sortes de vinaigre pour varier les goûts de vos vinaigrettes. Pour la cuisson, utilisez du saindoux ou, mieux, de l'huile de coco vierge ou de palmiste, qui supportent mieux la cuisson grâce à leur haute teneur en acides gras saturés. Vous pouvez aussi assaisonner avec les huiles de lin ou de cameline, riches en oméga-3, à condition de ne jamais les faire chauffer car la chaleur oxyde ces graisses et les rend toxiques.

Règle n°8 : augmentez vos apports en vitamine D

La vitamine D est le nutriment le plus important. Plus de 80 % des Français sont en-dessous du niveau minimum pour être en bonne santé, qui est de 30 ng/mL. Le taux optimum se situe, lui, entre 50 et 65 ng/mL.

Les jaunes d'œufs, les poissons gras, les abats sont les meilleures sources alimentaires de vitamine D, mais elles ne suffisent quasiment jamais. La seule vraie solution est de s'exposer au soleil tous les jours pendant au moins 20 mn sur au moins 3/4 de la peau, mais encore ceci n'est-il pas suffisant à la latitude de la France car, l'hiver, les rayons du soleil sont de toute façon trop obliques. Seul un complément alimentaire de vitamine D3 (au minimum 4 000 UI par jour pour un adulte) vous permettra de maintenir le bon taux.

C'est un vaste programme, je sais bien, mais commencez par intégrer tout doucement les changements que vous pouvez dans votre mode de vie.

Et de toute façon, comptez sur moi pour continuer à être à vos côtés pour vous rappeler à temps et à contre-temps de prendre soin de votre santé.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis